Torah orale

Un relief décrivant le développement de la Torah orale à partir des Zougot, au musée de la Diaspora à Tel Aviv

La Torah orale (en hébreu : תורה שבעל פה, Torah SheBe'al Pe) désigne à la fois le concept et le corpus d’une doctrine oralement transmise, concomitante à la Torah, inséparable d’elle et existant depuis sa révélation. Une tradition orale semble se retrouver dans plusieurs livres juifs, canoniques ou non, mais le pharisianisme, auquel succèderait selon certains le judaïsme rabbinique, se distingue par son insistance à proclamer qu’il transmet sa tradition oralement.

La Torah orale se veut à la fois fidèle à son origine sinaïtique, au point d’exiger du répétiteur qu’il transmette l’enseignement suivant les termes mêmes qui lui ont été transmis, et dynamique, chaque génération interprétant les enseignements dans sa conjoncture propre. Dans cette optique, la Torah écrite est infinie de sens ; tous ont été transmis par Dieu à Moïse mais seuls quelques-uns ont été révélés aux hommes.

Entièrement orale à l’origine, cette tradition exégétique est partiellement couchée par écrit aux premiers siècles de l’ère commune, dans le Midrash et la Mishna puis dans les Talmuds, les responsa et divers ouvrages ultérieurs de littérature rabbinique.

À l'époque de la destruction du Second Temple, il fut décidé de transgresser l'interdit de consigner la Torah Orale par écrit[1], car la quantité de savoir allait en augmentant alors que le nombre de Sages et de disciples allait en diminuant, et le risque de tomber dans l'oubli grandissait chaque jour. La première compilation fut la Mishna, sur laquelle s'élaborèrent les Talmuds, puis les responsa.

  1. Guittin 60b

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